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Vers une humanité artificielle.

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Ces derniers mois, on ne compte plus le nombre d’inventions abracadabrantesques dont le but premier était de « glamouriser » le sexe féminin. Glitter, gel liftant, opérations… Des tendances qui trouvent leur origine dans le culte de la femme parfaite, incarnée par Barbie herself !

Ce n’était plus qu’une question de temps avant que le sexe féminin ne se retrouve sous le feu des projecteurs. Caché, martyrisé, marginalisé… Il est désormais lui aussi victime des diktats de la société. A l’instar du reste du corps de la femme, la vulve doit se conformer aux normes en vogue à droite à gauche. Épilée comme le veut la Porn Culture, plate comme celle de Barbie, «  fraîche  » comme au premier jour, elle se doit d’être parfaitement parfaite. Pour vous aider dans cette quête de l’idéal, nombreux sont les commerçants qui surfent sur cette tendance en proposant 1001 accessoires les plus inutiles et dangereux les uns que les autres. Sur le podium, on retrouve bien évidemment les paillettes vaginales, le gel liftant pour «  rajeunir  » le fruit défendu et les colorations pour poils pubiens. Bénin en apparence, l’usage de ces produits comporte pourtant énormément de risques et illustre à la perfection   »le syndrome de la Barbie ».

Complexes et bistouris sous la jupe

En idolâtrant des modèles inatteignables et fictifs, nombreuses sont les jeunes filles qui souffrent du syndrome de la Barbie. Malgré un physique tout à fait normal, elles ne peuvent s’empêcher d’aspirer à mieux, et ce, même sous la jupe. Pour les spécialistes, ce sentiment d’insécurité viendrait essentiellement de l’absence d’illustration du sexe féminin. N’ayant aucune comparaison dans les livres de biologie ou dans les magazines, elles rêvent d’une vulve discrète et cachée comme elles l’ont toujours perçue sous la robe de leurs poupées. Pour cela, certaines n’hésitent plus à sauter le pas et à prendre rendez-vous chez un chirurgien plastique. Ces cinq dernières années, de plus en plus d’opérations intimes ont été réalisées : labioplasties et vaginoplasties ont d’ailleurs le vent en poupe. En 2015, la Société Internationale de Chirurgie Esthétique recensait plus de 95 000 chirurgies à travers le monde… Un phénomène qui en aurait fait rire plus d’un il y a 10 ans, tant c’était impensable.

Source : www.public.fr (article : « Sexo : Le culte de la Barbie s’invite dans notre petite culotte ! », 2/08/2017)

Lorsque la flamme s’est définitivement éteinte entre lui et son épouse, Masayuki Ozaki en a acheté une poupée en silicone. Mayu, de grandeur nature et d’un réalisme confondant malgré son regard vide, partage son lit dans la maison familiale de Tokyo, où habitent aussi sa femme et sa fille adolescente. Cet arrangement est né dans des orages terribles. «Après que ma femme a accouché, nous avons cessé de faire l’amour et j’ai ressenti une profonde solitude», dit ce kinésithérapeute de 45 ans. «J’avais lu un article dans un magazine au sujet de ces poupées et je suis allé voir un salon d’exposition. Çà a été le coup de foudre», soupire M. Ozaki, qui sort Mayu en chaise roulante, lui met des perruques, l’habille, lui offre des bijoux.

«Quand ma fille a compris que ce n’était pas une poupée Barbie géante, elle a pris peur et trouvé ça dégoûtant mais maintenant elle est assez grande pour partager les vêtements de Mayu», raconte-t-il. «Les femmes japonaises ont le cœur dur», affirme-t-il en promenant le mannequin sur une plage. «Elles sont très égoïstes. Quels que soient mes problèmes, Mayu, elle, est toujours là. Je l’aime à la folie et veux rester pour toujours avec elle, qu’on m’enterre avec elle. Je veux l’emmener au paradis».

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«Il ne me viendrait pas à l’idée de la tromper»

Loin de ces touchants récits aux accents poétiques, Riho, l’épouse de M. Ozaki, s’efforce de ne pas penser à l’être artificiel qui occupe la chambre de son époux. «Je me contente des tâches ménagères», dit-elle les larmes aux yeux, «le dîner, le ménage, la lessive».

Comme Masayuki Ozaki, nombre d’hommes qui possèdent au Japon de telles poupées, appelées «rabu doru» (love doll), ne voient pas en elles de simples objets sexuels mais des êtres qu’ils dotent d’une âme, dont ils se préoccupent. Elles sont populaires parmi les veufs, les handicapés et d’autres personnes qui cherchent en elles un réconfort.

«Mon cœur bat la chamade lorsque je rentre à la maison rejoindre Saori», raconte Senji Nakajima, 62 ans, en pique-niquant avec sa compagne sans chair et sans os. «Il ne me viendrait pas à l’idée de la tromper, même avec une prostituée, car pour moi elle est humaine», confie cet homme d’affaires marié, père de deux enfants, qui lui fait prendre des bains, décore son appartement de photographies d’elle et l’emmène faire du ski ou du surf.

La technologie a fait de grands progrès …

Quant à Yoshitaka Hyodo, blogueur de 43 ans, entouré chez lui d’un désordre kitsch et de jouets sexuels, il possède plus de dix poupées. Il a aussi une petite amie, une vraie, compréhensive. «C’est plus pour communiquer sur un plan émotionnel, à présent», affirme au sujet des dames de plastique ce passionné d’objets militaires, qui les habille en soldats.

Quelque 2 000 poupées de silicone de taille nature sont achetées chaque année dans l’archipel nippon, selon les professionnels du secteur. Dotées d’une tête et d’un vagin amovibles, elles se vendent environ 5 300 euros. «La technologie a fait de grands progrès depuis les horribles poupées gonflables des années 1970», explique Hideo Tsuchiya, directeur d’Orient Industry, un des fabricants japonais. «Elles ont l’air incroyablement vraies maintenant et on a l’impression de toucher de la peau humaine. De plus en plus d’hommes les achètent car ils ont l’impression qu’ils peuvent communiquer avec elles».

Source : http://www.lessentiel.lu (article : « Avec sa poupée, «ça a été le coup de foudre », 30/06/2017)

Pour le directeur de Three Square Market, l’implantation de puces électroniques sous la peau humaine est «la prochaine grande avancée inévitable».

C’est une première aux États-Unis et elle fait froid dans le dos. Après les moyens de paiement sans contact se développe désormais le principe de la main sans contact. L’entreprise américaine Three Square Market, spécialisée dans les logiciels de distributeurs automatiques, va proposer à ses employés la possibilité de se faire implanter une puce électronique dans la main.Si la démarche est une première aux Etats-Unis, elle avait déjà été initiée dans certaines entreprises en Europe. La start-up suédoise Epicenter équipe par exemple ses salariés de puces similaires depuis quelques mois.

La technologie employée par la firme américaine est similaire à celle utilisée pour les cartes de paiement sans contact ou l’identification des animaux de compagnie. Ainsi, pour franchir les portes de cette entreprise, située dans le Wisconsin, se connecter à leur poste de travail, utiliser la photocopieuse ou payer à la cafétéria, les employés n’auront plus qu’à tendre le bras. Sur les 85 employés de l’entreprise, une cinquantaine a déjà accepté l’expérience, a expliqué le vice-président des ventes, Tony Danna. Les puces électroniques, fabriquées par la compagnie suédoise BioHax International, seront implantées dans la main des employés volontaires le 1er août prochain. L’incision se fera entre le pouce et l’index, à l’aide d’une sorte de seringue. Le coût de la puce, dont la taille est similaire à celle d’un grain de riz, s’élève à 300 dollars. Les frais sont intégralement pris en charge par l’entreprise.

«La prochaine grande avancée inévitable»

Pour effectuer un paiement, le principe est simple. L’employé scanne son produit. L’appareil lui demande ensuite de présenter son moyen de paiement. Il peut alors tendre la main et, comme avec un téléphone portable ou une carte bancaire bénéficiant du paiement sans contact, payer son produit. Outre le remplacement des moyens de paiement traditionnels, la puce électronique fera également office de badge.

Interrogé par KSTP-TV, Todd Westby, le directeur de Three Square Market, a affirmé que l’implantation de puces électroniques sous la peau humaine était «la prochaine grande avancée inévitable qui se produira» et a ajouté que lui et son entreprise «voulaient en faire partie».

Mais cette «avancée» est loin de faire l’unanimité. Ben Libberton, microbiologiste à l’Institut Karolinska, en Suède, dénonce les risques que font peser les puces électroniques sur la liberté des usagers. Selon lui, ces puces électroniques «peuvent collecter des données sur votre santé, sur votre localisation, sur vos horaires de travail, sur le temps que vous passez aux toilettes». Il ajoute: «Toutes ces données pourraient logiquement être collectées. Mais que se passe-t-il ensuite? Pour quoi sont-elles utilisées? Qui peut y aura accès?», s’interroge-t-il. Le directeur de Three Square Market souhaite quant à lui rassurer ses employés et affirme qu’aucun traceur GPS n’est intégré aux puces électroniques. Il promet que l’implantation se fera uniquement sur la base du volontariat.

Source : lefigaro.fr (article : « Une entreprise américaine propose d’implanter une puce électronique dans la main de ses salariés », auteur : Emmanuelle Oesterlé, 26/07/2017)

 

Demain, nous serons tous des poupées.

 

« Pour les besoins d’une étude outre-Atlantique, on a demandé à des enfants de représenter les organes sexuels féminins et c’est toujours affligeant de voir le résultat. Au mieux le dessin est très anatomique et dans le pire des cas, c’est uniquement un cercle, un trou, point barre. C’est assez dramatique. »

« Cette représentation est assez emblématique de toute l’ambivalence actuelle de notre société occidentale sur ce qui séduit. A la fois des traits d’hyper-féminité avec des poitrines proéminentes par exemple, et en parallèle quelque chose de l’ordre du pré-pubère. Le sexe doit presque ressembler à celui d’une petite fille » (Patrick Papazian, sexologue)

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