Accueil Brèves de comptoir Une intelligence artificielle peut repérer l’homosexualité avec 90% de certitude grâce à la reconnaissance faciale.

Une intelligence artificielle peut repérer l’homosexualité avec 90% de certitude grâce à la reconnaissance faciale.

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Dans sa séquence « Découverte » sur Soir Première, Alain Gerlache évoquait cette étonnante étude de chercheurs de l’Université de Stanford : une intelligence artificielle est capable d’identifier l’orientation sexuelle d’hommes et de femmes à partir de photos de leurs visages, bien mieux que des humains, avec un degré d’exactitude allant jusqu’à 91%.

Les chercheurs se sont basés sur un corpus de 35.000 photos récoltées sur un site de rencontre américain où les profils sont publics, et où les gens affichent leurs préférences sexuelles, et ils ont fait analyser à l’intelligence artificielle les visages pour tenter d’y déceler des caractéristiques propres aux hétérosexuels et aux homosexuels.

Lorsqu’on lui présentait deux photos, l’une d’une personne homosexuelle, l’autre hétérosexuelle, l’intelligence a donné la bonne orientation sexuelle pour 81% des hommes, et 74% des femmes. Lorsqu’on lui présentait cinq photos de la même personne sous la main, ce taux de réussite grimpait à 91% pour les hommes, et 83% pour les femmes.

Avec les mêmes photos, les vraies personnes interrogées n’arrivaient à reconnaître l’orientation que pour 61 % des hommes et 54 % des femmes… Mais l’intelligence artificielle a pu traiter près de 35.000 photos afin d’arriver à ce résultat, ce qui n’est évidemment pas le cas pour les humains. Et que ces résultats s’inscrivent dans une situation où deux personnes sont présentées à l’IA, qui sait qu’une des deux est homosexuelle: on est donc dans une situation de comparaison entre deux visages.

Parmi les caractéristiques relevées, les femmes homosexuelles avaient des mâchoires plus larges et des fronts plus petits que les femmes hétéros. De leur côté, les hommes gays avaient des mâchoires plus étroites, des nez plus longs et généralement moins de pilosité.

Des résultats qui ont un bon côté, comme le relevait Alain Gerlache, « car cela tend à montrer qu’on ne devient pas, on naît et on est homosexuel« , de quoi battre en brèche de fumeuses théories sur l’éducation, la maladie ou le choix.

Mais aussi un très mauvais côté relevé par les chercheurs, inquiets que leurs méthodes pourraient être utilisées pour détecter l’orientation sexuelle d’une personne sans son consentement. « Nous avons été très troublés par ces résultats et avons passé beaucoup de temps à nous demander si on devait les rendre publics. On ne voulait pas nous-mêmes rendre possibles les dangers qu’on essaie de prévenir. »

Les chercheurs voient là un risque énorme pour les communautés homosexuelles et transgenres:   »Les lois de plusieurs pays criminalisent l’homosexualité, et dans huit pays, dont l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite et le Yémen, elle est passible de peine de mort. C’est donc crucial d’informer les politiciens, les compagnies de technologies, et plus important encore, la communauté gay, d’à quel point les technologies basées sur la reconnaissance faciale peuvent être précises.« 

Source : rtbf.be (10/09/2017)

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